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 Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.

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Lillyann O'Southern
- élève de 2ème année -
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MessageSujet: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 3:42

Lillyann & Bradean


    « Le noir l’absorbe, trou béant au bord duquel elle se trouve. Cette lueur en son fond, brillant et étreignant son regard, l’attirant à elle.Une antre sans autre issue que celle qu’ils avaient emprunté, leurs pas qui résonnaient, se rapprochaient. Et bientôt, son pied flancherait, elle tomberait, s’écraserait, finissant le visage contre la pierre. »

    La journée n’avait pas été des plus agréables. L’horreur avait commencé dès l’aube, s’extirpant de ses songes dans un sursaut. Lillyann s’était éveillée bouillante, les membres tremblants. D’entre ses lèvres s’était échappé le nom de sa meilleure amie, qui avait accouru, habituée à ses états de faiblesse, qui l’avait accompagné jusqu’à la salle de bains, ses jambes la soutenant à peine. Bientôt, l’eau glacée était venue crevasser son dos, puis son corps tout entier, martelant sa chair. La chaleur lui aurait fait risquer le malaise, tandis que le froid ankylosant peu à peu ses membres, les bleuissant, la réveillait malgré tout. En sortant, la voix stridente de l’une des résidentes de la chambre lui était parvenue, bourdonnant sans arrêt dans sa tête, la faisant enfler au point qu’elle craignait la voir exploser.

    « La ferme, la ferme, LA FERME ! »


    La fille s’était tue brusquement, offusquée et honteuse à la fois. Elle avait fini par grommeler quelque chose dans sa barbe, pestant sans doute à son propos ; Lily n’était drôle que lorsqu’elle le souhaitait. Elle ouvrit avec brusquerie son placard, et se saisit d’une fiole d’une couleur douteuse sur les étagères. L’avalant d’un trait, elle ne pu retenir une grimace. Cette chose était immonde. Mais il n’y avait rien de mieux que l’un de ces breuvages, qu’elle était parfaitement capable de confectionner par elle-même pour faire disparaître cette fichue migraine et ces symptômes liés à l’angoisse, du moins temporairement. Elle n’avait pas trouvé la force d’aller petit-déjeuner dans la Grande Salle et avait troqué son repas contre une ballade matinale dans le Parc. Le soleil se levait tout juste, éclairant de peu le vaste ciel qui les menaçait de par son manque de couleur. Il ne ferait pas beau, aujourd’hui. Peut-être même pleuvrait-il.

    Les cours s’étaient enchaînés avec une monotonie désemparante. Elle n’avait ressenti de l’intérêt pour aucun d’entre eux, laissant son esprit voguer entre les nuages sombres ayant pris consistance dans son esprit, cherchant visiblement à imiter ceux du dehors. Durant le cours de Métamorphose, elle avait longuement observé la pluie battant contre la fenêtre, ce que n’avait pas manqué de remarquer son professeur qui n’avait cessé d’être sur son dos durant la pratique. Elle s’était crevée l’esprit en Arithmancie, sans parvenir à rien, comme toujours, ce qui n’avait pas manqué de profondément l’énerver. Pourquoi ne parvenait-elle à rien en cela ? Son esprit échappait sans doute à toute logique. Ca devait être cela. Ca ne pouvait qu’être cela. Pour que ses notes soient aussi lamentables, ses efforts perpétuels ainsi réduits à néant… La cloche de fin de journée sonna en Histoire de la Magie, l’arrachant à une somnolance néfaste qui n’avait fait qu’engourdir un peu plus son cerveau et son corps redevenant peu à peu chaud. Si elle avait agit comme une adulte responsable, elle serait retournée à sa chambre rechercher un flacon médicamenteux, ou serait passé chez le Maître de Potions ou encore l’Infirmière. Elle n’en fit rien. Son énergie brûlait en elle, telle une flamme dansant follement, caressant de ses crépitements ses entrailles, venant faire fourmiller ses jambes, l’empêchant de demeurer immobile. Son envie d’air frais prit le dessus sur la raison, et elle se précipita au dehors, sous l’averse.

    - Impervius

    Les larmes du ciel vinrent chanter sur le bouclier qu’elle venait de former à la sortie du Hall d’Entrée, les empêchant de noyer ses fringues et ses cheveux qui n’auraient alors pas manqué de prendre des formes plus souples et bouclées, chose qu’elle ne souhaitait pour rien au monde.

    Ses pas longèrent la Forêt Interdite, peu de personnes se trouvaient dans les alentours, mais elle souhaitait s’assurer qu’aucun de ces peu rusés mais trop curieux membres du personnel ne suivait avec trop d’attention ses faits et gestes, sachant que sa réputation n’était plus à faire. Quand elle en fût certaine, alors elle se glissa entre les branches tordues qui cachaient l’entrée de la Forêt Interdite et son contenu, accentuant son côté lugubre. Elle, elle aimait bien se retrouver entre les arbres accueillants et rassurants, frayant les règles, oubliant le danger. Inconsciente.
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A. Bradean Bergoff
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 4:39

    Se réveiller dans le parc et les vêtements en morceaux aurait de quoi à traumatiser un homme si cela ne m'arriverait pas au moins une fois par mois. La Pleine Lune. Tous les muscles surutilisés la veille me faisant payer cher ce que je leur ai fait subir, je lève mon menton vers le ciel. Là où la lune a modifié complètement la personne que j'ai l'habitude d'être était il y a quelques heures à peine se trouve un soleil paresseux. Il commence à se replier derrière ses rambardes, laissant le plaisir à une brise froide et à l'automne de s'installer convenablement dans notre coin de Grande-Bretagne. Comme j'ai l'habitude de faire, je me redresse en m'efforçant de ne pas grimacer, et je marche, à demi-vêtu à peine, jusqu'à cette cachette où j'en sors ma baguette et des vêtements propres. C'est l'aube, et tout Poudlard dort. Tout Poudlard, sauf les quelques loups qui peuplent cette école dépareillée. J'y ai trouvé un chez-moi, un endroit où il me fait bon de vivre. Je ne m'étais jamais senti si bien qu'à cet endroit depuis que j'ai perdu mes parents. La maison de mon père était mon repère, et j'étais son "capitaine " qu'il m'appelait. J'y régnais en dieu et maître, mais j'étais un fort bon enfant. Du moins, je me rappelle cet homme autoritaire, mais suffisamment gentil pour que je ne me prenne pas la tête, me dire à quel point il était fier de moi. Qu'il serait toujours fier de moi. Je passe un pull, bien que je ne sente pas le froid, ce dernier empli le Parc. Vient ensuite le pantalon, mon uniforme, mes chaussures et ma montre. Une journée qui commence, où le sommeil n'a pas été réparateur, parce qu'il a simplement cédé son siège à cette condition que je vis, endure et accepte sans trop de problème. Je vis simplement dans la crainte de blesser de nouveau...

    POUFSOUFFLE - « J'ai entendu dire qu'un élève a été blessé par un animal sauvage aux abords de la Foret Interdite, la nuit derniere. Tu crois que c'est pour ça qu'on nous interdit d'y aller ? »
    SERDAIGLE - « Bah je crois que c'est une bonne raison, non ? »
    POUFSOUFFLE - « Tu crois que c'était quoi, l'animal ? Un centaure ? »

    Je secouai la tête en sortant de mes rêveries. Le cours de Potions achevaient déjà , et je percevais le regard noir de mon binôme. J'avais passé le cours à rêvasser, trop endormi pour songer à me mettre à popoter pour une mixture que je reproduirais sans trop de problèmes. C'était la matière que je maîtrisais le mieux, et pourtant, je détestais m'y rendre. Devoir me coltiner une conversation avec quiconque ne m'intéressait pas le moins du monde. Je suis réservé, peut-être un peu trop. Hautain et supérieur un peu, mais ça va avec les apparences. J'y gagne, avec cette couverture, on me fiche la paix la plus part du temps. Mon estomac gronde, et réclame sa dot de nourriture. Je meurs de faim. Je cherche dans mes poches, tout en sachant pertinemment ne rien y retrouver d'intéressant. Me dirigeant vers la Grande Salle, je réalise qu'il n'y a personne. Il est quel heure, au juste ? Je jette un coup d'oeil à ma montre et remarque, incrédule, que mon cours d'Étude des Moldus a commencé il y a dix minutes. Je risque des ennuis, mais j'ai la meilleure excuse du monde. Je suis un loup-garou, et les lendemains de pleine lune sont toujours horribles.

    Les mains dans mes poches, je déambule jusqu'aux Cachots, où je continue d'entendre la pluie battante à l'extérieur. Je passe en vent dans mon dortoir, enfilant autre chose, puis m'empresse de sortir de l'air étouffant du Hall. Dehors, je me sens revivre. Je marche, sans trop savoir vers quoi. La pluie colle les cheveux à mon visage, et glisse sur mes joues en atterissant sur mes lèvres. Je marche, d'un pas assuré, je connais le Parc mieux que beaucoup d'autres, et même les abords de la Foret Interdite. Mon subconscient perd de sa maîtrise par la suite, et je n'ai jamais eu l'audace de pénétrer sous forme humaine à l'intérieure. Je n'en vois strictement pas l'intérêt, et il y a longtemps que braver les interdits me laisse de marbre. Cependant, c'est une silhouette qui attire mon attention. M'approchant, déplaçant une mèche qui me brouillait la vue, quelque chose de brillant tique dans mon oeil. Un bouclier. Une fille. Pas n'importe laquelle. Elle, je la reconnaîtrais entre mille. Suis-je en mal de sensations fortes pour la suivre comme ça. Je m'arrête avant de faire un pas de plus. Lillyann s'enfonce dans la Foret Interdite, et j'échappe un soupir. Cette Gryffonne possède une capacité stupéfiante à mettre tous mes sens aux aguets. M'approchant doucement, sans précaution aucune, je lui parle. Ça ne durera pas, cette intonation calme, avec cette tempête ambulante « Tu n'as aucun plan B s'il venait à une créature de s'en prendre à une lionne dans ces bois, j'imagine ? »
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Lillyann O'Southern
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 5:07

    Elle fit quelques pas de plus dans l’antre vert. Sa présence ici ne pouvait s’expliquer par un simple désir d’enfreindre les règles. Bien sûr, tout ce qui allait à contre-courant l’avait toujours excité, remplit d’une joie inexplicable. Et pourtant, ce n’était pas pour cela. Elle aimait les odeurs prenantes de la flore qui venaient chatouiller ses narines, les caresses des feuilles ou les bruis de celles-ci, quand le vent venait courir entre les branches des arbres. Lily était de ces filles qui, auprès de la terre humide et de ses semences, s’enivrait d’une liberté qu’elle craignait ne pas posséder ailleurs. Cette solitude qui l’enveloppait, l’air qui la berçait. Elle aurait pu avancer des heures en son cœur si elle n’avait craint de s’y perdre, ou si elle n’avait eu un minimum de conscience face au danger. Et le minimum est bien avec elle le minimum, strictement.

    Une voix lui parvint, et elle ne sursauta pas. Elle ne la connaissait que trop bien. Cette voix qui avait hanté certaines de ses nuits et qui en avait bercé bien d’autre. Cette voix qui demeurait ancrée en elle, et qui, nourrie par leur absence de volonté à tirer un trait sur leur histoire, n’aurait su être effacée.

    - Finite


    Le sortilège prit fin, et le bouclier qui l’entourait cessa d’agir. Là, sous les feuillages, elle était parfaitement protégée des intempéries. La phrase se répétait en boucle dans sa tête, telle une musique, sans pour autant qu’elle n’y cherche de réponse. Celle-ci se dévoilerait sur le champ au moment désiré. Lillyann avait toujours eu de la répartie, une répartie qui en agaçait plus d’un, et qui mettait hors d’eux ceux qui n’avaient pas l’honneur de la connaître. Et quand elle lui répondit, ce fût sans se retourner, prenant juste la peine de s’arrêter.

    « Ne t’en fais pas, j’ai plus d’un tour dans mon sac, Brady chéri. Quoiqu’à présent, j’ai un plan Bradean avec moi. Tellement efficace, je n’en doute pas. Mais qu’est-ce que cela peut bien te faire ? Le temps où tu avais le droit de t’en inquiéter est révolu, il faudrait peut-être que tu t’y fasses. »

    Quand le dernier mot tomba, elle fit volte-face. Non, elle ne craignait pas les créatures habitant ce temple, voguant telles des âmes en peine à la recherche du salut. Ce que Bradean ignorait, c’était sa condition d’Animagus. En un quart de seconde, elle aurait pu se changer en un souple chat tigré qui se serait frayé un chemin entre les pattes d’une bestiole imposante, le semant de par sa petite taille, sa rapidité et son agilité. Bien sûr, il l’ignorait. Mais ça l’amusait. Elle se rapprocha de lui, et ses doigts vinrent courir sur son torse qu’elle avait si longuement parcouru jadis.

    « Que fais-tu ici, Bradean ? Tu me surveillais ? Aurais-tu… Une cruelle envie d’action ? Tu sais, je ne suis pas sûre d’être d’humeur. Peut-être que si tu me convaincs… »

    Un sourire s’installa sur son visage. Bradean la savait démente, parfois. Ses limites s’effaçaient, et seul son plaisir comptait. Le plaisir et le mal, qu’elle s’amusait à mêler pour mieux détruire, écraser.

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A. Bradean Bergoff
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 5:31

    Lillyann O'Southern. Brûlante Gryffondor, jeune femme d'exception et qui n'a, évidemment, pas son pareil. J'étais persuadé que je ne rencontrerais jamais une personne comme elle, à la base. Maintenant, j'en suis profondément convaincu. Même au milieu de tronçons envahis par la mousse, les fleurs étranges qui peuplaient le début de la Foret Interdite, elle semblait aussi insouciante et insoumise qu'elle ne l'était lorsqu'e l'on se retrouvait ensemble en retenue. Je ne pus m'empêcher d'avoir un léger sourire qui flottait sur mes lèvres, et je passai la main dans mes cheveux. Si chaque instant que l'on partageait s'avérait tout feu tout flamme, parce que nous sommes deux êtres indissociables. Nous avons fait de nombreuses étincelles, et rien ne change. Tout est désespérément pareil. Simplement que nous en sommes venus à la conclusion que chaque mot échangé perçait cruellement d'une violence non contenue la limite de la convenance. Je suis trop cru et friand de sarcasme et de cynisme pour la répartie et la rancune de la superbe lionne. J'avais beau avoir mis un terme à notre passionnée, inclassable idylle, je revoyais dans ses yeux cette fougue qui ne me laisserait jamais de marbre. Je cherchais simplement ailleurs ce que nous ne pouvions poser l'un l'autre - un équilibre. Trop explosifs, trop semblables. J'étais incapable de me contenir devant ses phrases crus, et ça finissait en guerre mondiale, à tout coup. Dès le premier mot, ou presque. « On lance les hostilités avec Brady-chéri ? C'est pas très courtois, 'Ly » lançais-je en m'enfonçant dans la foret avant de reprendre « Je te vois très bien user de ta si jolie langue pour effrayer une pauvre créature. Fais attention aux organismes de défense des animaux, ensuite ». Je sais, j'aurais pu passer devant elle sans rien dire. Ne pas m'inclure dans ce brûlant entretien. On ne changerait pas. Elle ne changerait jamais, et moi non plus.

    Croisant son regard, je la regardai avancer, d'un pas félin. Le Ça d'un côté m'hurlait de la laisser se jouer de moi et de céder à cette tentation, ce fruit interdit qu'elle représentait. Je connaissais trop bien ses caresses, le goût sucré de ses baisers, la douceur de sa chevelure lorsque j'y passais la main. L'Autre-Moi me suppliait de la repousser. Je n'ai jamais été un être équilibré, alors je fis ni l'un ni l'autre, la laissant prendre la parole avant de réagir. Ma main serra cependant la sienne, l'immobilisant au niveau de mon coeur, sans ciller du regard « Tu es une grande fille, tu ne te rappelles pas ? » Je lui offris un sourire amusé en ajoutant « J'ai eu droit à une panoplie de remontrances pour avoir constamment l'oeil sur toi ». Sa main, je la serrai légèrement dans la mienne, avant de la relâcher. Je coupai le lien visuel avec les prunelles de Lillyann de peur de m'y perdre à nouveau. On savait qu'on se faisait du mal, mais on continuait. On se fréquentait, parce qu'on ne figurait pas d'être ici sans se côtoyer. C'était mon sentiment sur la chose. La sienne différait peut-être un peu, mais je pourrais jurer qu'elle ne lance pas ses paroles simplement pour me provoquer. Non, je reconnais la lueur de désir et de plaisir dans son regard lumineux « Laisse-moi rire. Pas d'humeur ? Je devais te restreindre, plutôt. À croire que tu ne te lassais pas de te retrouver tout contre moi... »& hop, ça recommençait. On se demande déjà ce qui en résultera. Chose sûre: pas indemne.
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Lillyann O'Southern
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 5:58

    Brûlait en lui tout ce qu’elle avait toujours désiré. Cette violence et cette fougue qui se mêlaient, son regard qui la dévorait, cette impétuosité, sa tendance au masochisme qui ne le laissait pas moins sadique. Il y avait cette électricité qui brouillait l’air, ce feu qui croquait les pages de leur histoire, et bientôt il ne resterait d’eux que des cendres. Ils étaient dominés par une passion dont énormément rêvaient, mais que trop peu avait le cran de voir se réaliser. Et tandis que ces autres fuyaient, eux s’enfonçaient. Ils s’étaient dit au revoir, mais tout n’avait pas été si simple, tout ne s’était pas arrêté là. Elle en avait perdu le sommeil, les nuits qui avaient suivi, trop plein d’énergie, elle avait fini par trouver de nouveaux jouets qui ne l’avaient pourtant pas reposée. Elle avait tourné en rond, telle une lionne en cage, laissant sa rage la dominer, la seule pouvant encore la fatiguer.

    BRADEAN - Je te vois très bien user de ta si jolie langue pour effrayer une pauvre créature. Fais attention aux organismes de défense des animaux, ensuite
    « Ma langue a toujours été très utile, tu en sais quelque chose. »

    Ses sourcils s’étaient haussés, et son sourire était demeuré. Il cherchait à l’avoir, mais seul le venin en ressortait, de leurs insolentes paroles, et leurs griffes étaient sorties, déjà au combat ils se préparaient ; c’était devenu une fatalité.

    Il s’était saisi de sa main, et ses doigts s’étaient courbés entre les siens qu’il avait lié. Bradean les avait arrêté contre sa poitrine, et elle percevait le moindre des battements de son cœur affolé.

    BRADEAN - J'ai eu droit à une panoplie de remontrances pour avoir constamment l'oeil sur toi
    « Tu étais parano. »

    Sa voix s’était faite plus sèche, son sourire avait diminué d’intensité. Son regard s’intensifia, perdu dans le sien, juste avant qu’il ne se détourne. Sale gosse. Ne mets pas fin à notre jeu, tu ne l’as jamais fait. Tu n’en as pas la force.

    BRADEAN - Laisse-moi rire. Pas d'humeur ? Je devais te restreindre, plutôt. À croire que tu ne te lassais pas de te retrouver tout contre moi...

    Et voilà que ça ne l’amusait plus du tout, qu’elle commençait à se vexer. Sa main demeurée suspendue bien que lâchée reprit brusquement sa place, dans un geste d’une rapidité rare, elle qui se languissait toujours, alliant grâce et volupté.

    « A qui la faute, si je n’étais pas contentée ? »

    Lily le fusilla du regard, avant de se radoucir. Lunatique, bien trop prononcée, elle avait de quoi vous rendre folle. Ses doigts vinrent agripper le visage du jeune homme, le forçant à reposer ses yeux sur elle, avant de retracer les courbes de sa mâchoire, de son menton, pour effleurer ses lèvres.

    « Tu n’étais jamais rassasié de moi, voilà pourquoi tu me restreignais si peu. Il suffit d’entendre ton cœur, qui chante pour moi. Cette danse folle, endiablée, bruyante. Il cogne si fougueusement contre ta poitrine… »
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A. Bradean Bergoff
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 6:16

    Je déteste que l'on ait une emprise sur moi. Pourtant, tous les gens qui m'entourent en ont une. Mon beau-père, qui me donne l'hospitalité en échange d'une servitude quasi-totale, à croire qu'il me prendra éternellement pour un Elfe de Maison. Jack, parce que je lui dois tant que je ne sais par où commencer pour le lui rendre. Chris, parce que je continue d'être amoureux d'elle même si elle s'est éprise d'un macchabée plutôt que de moi. Lillyann aussi, tout particulièrement, car plus on cherchait à s'éloigner, plus les retrouvailles étaient fulgurantes et électrifiantes. Cette fois ne faisait pas exception, et la belle Rouge et Or semblait en forme, pour quelqu'un qui disait qu'elle n'était pas d'humeur, plutôt. Mon regard posé dans le sien, sondant ses prunelles comme je l'avais si souvent fait. Je la trouvais si belle, avec toute cette répartie, cette audace et cette rafraîchissante confiance en soi que rien ne semblait ébranler. Ses réponses à mes questions ne tardèrent pas, mais je ne m'en étonnais plus depuis fort longtemps. Cependant, j'entendis mon rire échappé à mon contrôle en écoutant le son familier et rassurant de sa voix « Je n'oserais jamais dire le contraire, en ais-je donné l'impression ? ». Je ne chercherai jamais à la prendre de court. Elle me connait trop bien pour ça. Cependant, le contraire est vrai aussi « C'est faux. C'est toi qui a un talent incomparable pour te mettre dans des pétrins pas croyable ! ». Oh, alors c'était le bouquet, ça !

    Qui avait bien pu absorber certains de ses mauvais coups pour lui éviter des réprimandes supplémentaires alors qu'elle était en position précaire ? Qui avait bien pu mystifier le Préfet quand elle sortait en douce de son Dortoir pour retourner dans la Tour de Gryffondor ? Regardant l'horizon, je tentai de calmer mon être. Il était en ébullition, elle était trop proche de moi. Beaucoup trop proche, je sentais son souffle dans mon cou, la fraîcheur dans la mienne anormalement chaude pour un humain. Je sentis sa main quitter le nid qu'elle s'était creusé contre ma poitrine, et ses paroles me choquèrent. J'ouvris la bouche pour répliquer, mais rien ne me vint à l'esprit d'assez déplacé pour lui renvoyer l'ascenseur. Je me contentai de la fusiller du regard en marmonant des jurons qui quittaient à peine le bout de mes lèvres « Tu sais Lilly, c'est dans des moments pareils que je me dis qu'on est vraiment pénible » avant de sentir ses doigts frais sur mon visage. La laissant faire sans geindre ni réagir, je la laissai parler. Je laissai ses doigts sur ma peau, son haleine fraîche frappé mon épiderme, puis ses phalanges se poser sur mes lèvres. J'y portai la main, y déposant un baiser avant de les retirer « Il cogne parce que tu m'agaces. Il cogne d'indignation, parce que tu ne veux pas admettre que tu parles autant, sinon plus, en ton nom que du mien »
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Lillyann O'Southern
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 6:39

    Le rire qui s’était échappé d’entre ses lèvres, gonflant dans l’atmosphère, n’étonna même pas Lillyann. Ils étaient habitués, à ce que cela arrive, des rires tantôt nerveux, tantôt jaunes, quand ils n’étaient pas moqueurs. Parfois, dans leurs moments de repos, ceux où leurs esprits ne cherchaient pas inlassablement à se repousser, laissant la plénitude les gagner, il arrivait que ces rires soient utilisés comme de simples réponses à de banales plaisanteries. Mais ce temps, où cela arrivait encore, était révolu, puisque jamais plus ils n’atteignaient ce stade-là, la colère cédant la place à la tristesse qui cédait au désir, et ainsi de suite ou dans un ordre inverse.

    Ses protestations la sortirent de ses songes, et ses yeux revinrent s’ancrer dans les siens. Elle avait tant aimé ses regards, ceux qu’il posait sur elle d’une manière qui était sienne. Que jamais elle n’avait su retrouver en autre homme.

    BRADEAN - C'est faux. C'est toi qui a un talent incomparable pour te mettre dans des pétrins pas croyable !
    « Il ne me semble pas t’avoir jamais demandé de m’en sortir, Bradean ! »

    Elle sourit plus encore en le voyant grommeler. Elle sourit plus encore en entendant ses réponses qui n’avaient aucun sens, en sentant le baiser qu’il envoyait à ses doigts qui n’avaient fait que passer. Elle s’amusait de ce qu’elle le connaissait si bien, de ce qu’elle lisait en lui avec tant de facilité.

    « Tu marmonnes. Tu ne sais plus quoi répondre. »

    Son visage s’était fait doux, et elle n’avait pu s’empêcher de passer sa main dans ses cheveux. Avant de se reculer vivement, le souffle court. Leur proximité était effectivement trop dangereuse. Des flashs la reprenaient, la traînant dans le passé, dans leur passé enfoui. Elle revoyait leurs étreintes passionnées, ces nuits qu’ils crevaient de leur baiser, ou rien d’autre qu’eux ne comptaient. Les plaisirs de la chair auxquels ils s’adonnaient, les esclaves d’eux-mêmes qu’ils étaient. Et pour finir, elle voyait leurs casses, les dégâts qu’ils avaient causé, les conséquences de l’ouragan qui les avait tourmenté. Elle perdait visiblement ses forces, stupide enfant inconsciente. Un vertige, et elle retrouvait la réalité.

    « Par Merlin, bien sûr, ça ne pouvait pas arriver PLUS TARD. »

    Sa fièvre remontait. Elle sentait la chaleur qui affluait malgré le froid qui s’emparait d’elle, les premiers tremblements secouant son corps frêle. Elle aurait dû remonter prendre sa potion et elle ne l’avait pas fait ; comme si elle avait pu prévoir que cet insupportable gamin referait surface. Tenir debout, tenir droite, voilà tout ce qui importait. Surtout qu'il saurait, ça ne datait pas d'hier.
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A. Bradean Bergoff
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 7:06

    Je déteste qu'elle me connaisse si bien. Je déteste aussi qu'elle sache prévoir le trois quart de ce que je peux entreprendre de faire, parce qu'elle représente l'étendue de la tentation. Au fond de moi, j'ai la profonde certitude que je ne pourrai jamais rester de marbre devant O'Southern, même avec toute la volonté du monde. C'est plus fort que moi, c'est plus fort que nous, ça me dépasse, ça nous dépasse, elle comme moi, cet urgent besoin de sentir l'autre près de soi, même quand on sait que c'est mal. Spécialement quand on sait que c'est mal. Je cherche à l'éviter autant que je la cherche. Je lui souris même si je devrais m'esquiver. J'ai besoin d'entendre sa voix narquoise et son intonation mutine, alors qu'elle croit répondre adroitement à chaque fois que j'ouvre la bouche. Elle est forte, mais je la connais trop bien. Je ris, parce qu'encore une fois, on succombe. On sait que c'est inévitable, mais on lutte quand même. On s'injure, on se cherche, mais on finit toujours par passer outre, et tomber dans une décadente folie qui ne devrait pas naître à un âge pareil. Dix-sept ans tout juste. Je suis persuadé que des passions tumultueuses comme celle qui m'unit à Lilly, on en voit une fois par décennie. Elle me fait sortir de mes gonds. Elle m'irrite et m'agace, et Merlin, je suis masochiste au point d'aimer ça « Je suis un preux chevalier au service d'une dame dans l'âme, faut croire alors »

    Je semblai l'amuser. Elle s'amusait toujours, et était trop fière pour l'admettre. Ses paroles m'agacèrent singulièrement, et je ne trouvai franchement pas de quoi renverser la vapeur à la hauteur. J'avais beau la chercher constamment, consummer avec violence et véhémence parfois les joutes verbales que nous nous imposions, je n'avais jamais chercher à la blesser. Sincèrement, du moins. Non, car quelque chose de profond m'en empêchait. Une tendresse, camouflé sous cette bestialité et cette violente et déchirante relation chaotique que le Destin nous a imposé. Lorsque Lillyann reprit la parole, je posai un doigt sur ses lèvres pour la faire taire. J'étais suffisamment agacé pour que la colère monte en moi comme un poison « Ne rajoute rien, ça va ». Comme si ça changeait quelque chose. Elle avait raison, pour changer. Je ne savais pas comment répondre, car en voyant repasser certains passages plutôt osés, ije ne parvenais pas à s'imaginer que les mots ardents, les bruits singuliers et son corps qui ondulait avec souplesse me mentait. La Gryffondor passa une main dans mes cheveux, et je fermai instinctivement les yeux. Pourtant, quelque chose la fit reculer. Elle ne reculait jamais. Son visage défait m'alerta soudain, et je fis un pas vers l'avant « Lilly ? Ça va ? ». Elle me connaissait, certes, mais moi aussi. Elle cilla un instant, suffisamment pour que je m'en aperçoive. M'approchant de nouveau, je passai ma main sur sa nuque en sentant un frisson la traverser tout entière. D'une voix douce « Lillyann, qu'est-ce qui se passe au juste ? »
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Lillyann O'Southern
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 7:40

    Ses paupières s’étaient closes. L’espace d’un instant, elle oubliait leur séparation, leur désastreuse frustration. Elle se contentait de sentir son parfum qui l’enveloppait, quelque peu altéré par celui des fleurs les entourant. Au creux de ses yeux fermés, elle imaginait leurs formes variées, leurs couleurs innombrables. Elle se créait un parc, redessinait le Jardin d’Eden. Elle se souvenait combien il était agréable de se retrouver entre ses bras, même après qu’ils aient manqué de s’étriper, même s’ils recommenceraient, après. Elle se souvenait de son cou, qu’elle couvrait de baiser, de sa nuque qu’elle agrippait, de son dos qu’elle se retenait de ne pas griffer, de ne pas laisser ses ongles s’y insérer, de sa peau brûlante, brûlante d’envie, une envie qui n’était jamais assouvie. Peut-être ne lui suffisait-elle pas. Les mots que Melody avait prononcé ce soir-là, alors qu’elle lui annonçait la décision finale qu’ils avaient prise ensemble trois jours plus tôt – il lui avait fallu le temps de s’y accoutumer – étaient toujours dans son esprit, malgré leur banalité : « Tu as fait ce qu’il y avait à faire, ma belle. ». Et elle se le répétait, sans cesse, sans parvenir à s’en persuader. Et voilà où ils en étaient. Voilà ce à quoi ils en étaient réduits. Plus un instant de paix quand ils se retrouvaient, les répliques fusant, s’enchaînant, se multipliant jusqu’à ne plus avoir aucun sens. Quand ils ne pouvaient se contenir, qu’ils franchissaient les limites qu’ils avaient cherché à se fixer en y croyant uniquement l’espace d’une seconde, le lendemain ressemblait à la veille, si ce n’était que les remords étaient plus présents, se faisaient plus oppressants.

    Quand ses yeux se rouvrirent, ses paupières découvrirent un regard qui avait rarement été aussi intense, et qui pourtant pâlissait peu à peu, se ternissait, se vidant de sa force. Elle avait entendu ses appels, au loin, et se décidait enfin à y répondre.

    « Ce n’est rien, je suis peut-être un peu malade. Ca va passer. Il faut juste que… »

    Que fallait-il ? Ce qu’il aurait fallu, c’est qu’elle remonte, boive sa potion et se repose, mais ça, elle ne le dirait certainement pas. Peut-être parce qu’une trop grande partie d’elle, malgré celle qui pestait à son égard et souhaitait le repousser, ne voulait surtout pas le quitter.

    « … Que je m’occupe l’esprit avec autre chose que mes émotions. »


    Elle avait sorti cela sans réfléchir, la solution s’étant imposée à elle sans arrière-pensée. Et puis, alors que les mots résonnaient, qu’elle les retournait, son visage changea d’expression, oscillant entre la gêne et l’effroi, ses yeux s'écarquillant.

    « Enfin, je ne sous-entendais rien. »

    Ce n’était absolument pas son genre de se sentir gênée pour une telle remarque, mais sans doute son état, ou bien encore l’habitude qu’elle avait de le faire avec assurance et non par mégarde chamboulait-il la donne. Elle étouffa sa gêne dans un rire, alors qu’elle analysait la situation, retraçant leur parcours dans le bois, leur discussion.

    « Morgana, que nous sommes pitoyables. »

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A. Bradean Bergoff
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Ven 30 Jan - 8:03

    Il m'a toujours été plus facile et plus aisé de m'inquiéter pour les autres plutôt que pour moi. J'ai une chance inouïe pour éviter de me mettre dans de sales draps et, en plus, je ne suis pas le moins du monde capable de m'apitoyer sur mon sort. Je le fais comme examen de conscience parfois, mais le résultat étant toujours le même, c'est-à-dire que je suis fort mieux de songer à autre chose, j'essaie de me préoccuper des autres plutôt que de mon petit moi-même. Certes, à la base, protéger les gens qui m'étaient inconnus s'avérait une tâche facile et convenable, qui me permettait d'épancher cette drôle de sensation qui me prend quelque chose. Comme des élans de tendresse que, n'en ayant guère reçu durant mon enfance dont je garde le plus de souvenirs, je n'ai pas suffisamment vécu et que je reporte aujourd'hui. Veiller sur les gens qui m'entourent. Un travail à plein-temps, qui m'empêche de penser à Chrisalhy, par exemple. Ou Lillyann, ou encore Jack. Je ne suis pas du genre paresseux, mais pour ça, oui, peut-être un peu. Cependant, quand j'aperçu la silhouette de la jeune femme ciller, mon sang ne fit qu'un tour avant que je m'approche doucement. Avec la lionne, valait mieux y aller graduellement, même quand on a partagé la plus étroite des intimités. Cependant, une fois ma main contre sa nuque, son effluve montant dans mes narines comme pour me narguer, je l'accotai doucement contre mon torse, humant le parfum fruité de sa chevelure « Tu n'es jamais malade. Je peux te ramener à la Tour pour que tu te couches un peu, si tu veux ». Décadence. D'un extrême à l'autre. Aussi doux et soucieux à l'instant que la colère qu'elle m'inspirait il y a quelques minutes à peine. Elle refuserait, j'en étais à peu près sûr.

    Je croisai son regard. Je me fis encore davantage du sang d'encre. Ma main libre se noya dans la cascade de sa chevelure, tandis que la pluie grondait plus loin. L'orage était proche, bien que celui qui surplombe chaque entretien entre Lilly et moi soit terminé, celui de dame Nature commençait à peine. Je reconnu dans ses prunelles ma Lilly, celle que je connaissais, mais aussi un regard mat, lasse. Replaçant la mèche rebelle de son visage, je la laissai continuer, haussant le sourcil, remarquant que nos corps s'entrechoquaient -inlassablement- de nouveau. Des aimants maudits, que nous sommes. On s'attire comme on se repousse, on se cherche comme on s'évite. Un fin sourire lézarda un chemin sur mes lèvres, chose qui ne passa pas inaperçu chez la Rouge et Or, tandis qu'elle cherchait quelque chose à ajouter. À peine ouvrit-elle la bouche que je roulai les yeux « C'est si dur d'admettre que ça te remue en dedans, là, maintenant ? » que je fis glisser ma main de sa nuque à la naissance de son cou avant de la ramener vers moi. Son rire me désarçonna, mais ses paroles me firent sourire, puis je me joignis à son enthousiasme déplacé. On était dépareillé « Pitoyables et masochistes, oui »
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Sam 31 Jan - 17:51

    Il l’avait ramenée à lui, doucement, la saisissant comme si elle était de ces objets fragiles et rares, qu’on laisse derrière les vitrines pour mieux les admirer, ne les exposant jamais au danger. Mais elle, elle l’avait déjà bien trop de fois nargué, poupée animée défiant l’autorité, s’évadant de sa cage dorée, allant goûter à la poussière et à la saleté dont on cherchait à la préserver. Lily l’avait laissé faire, trop faible de toute manière pour se dégager, oubliant jusqu’à une partie de sa fierté. Une partie seulement.

    BRADEAN - Tu n'es jamais malade.

    Il avait raison, à moitié du moins. Lillyann n’attrapait jamais un rhume, ou quelque autre maladie, qu’elle soit virale ou non. Ses défenses immunitaires étaient plus qu’excellentes, selon le médecin. Peut-être un peu trop. Elle se promenait toujours en tenue légère, comme si le froid n’avait pas d’action sur elle, comme si elle cherchait une pneumonie qu’elle ne connaîtrait jamais. Et puis, pour cela, la magie avait ses remèdes. Mais elle flirtait avec le vent, s’accommodant du temps. Elle ne craignait pas les tempêtes, au contraire, celles-ci relevaient son humeur, lui faisaient tourner la tête. Mais si ces futiles maladies ne la touchaient pas, elle cachait sous son visage de glace, sous ses airs d’insouciante, une angoisse qui la rongeait de l’intérieur, faisait trembler ses membres, réagir son corps, et à laquelle on trouvait bien peu d’antidotes, si ce n’était des potions qui l’auraient mise dans un état second.

    « Tu ne me connais peut-être pas encore parfaitement. »


    Elle avait relevé la tête calée contre son épaule pour lui adresser un vague sourire. Il représentait à lui seul l’un des pires afflux de stress qui soient pour elle. Et pourtant, elle s’en nourrissait avidement, avec son inconscience habituelle.

    BRADEAN - Je peux te ramener à la Tour pour que tu te couches un peu, si tu veux
    « Mais non, je ne veux pas. Je reste là. T’inquiète pas. »

    Ses envies ne changeaient toujours pas, peut-être même celle de rester se faisait-elle toujours un peu plus présente, alors qu’elle sentait sa peau se réchauffer dans ce semblant d’étreinte. La main de Bradean glissa dans sa chevelure, et elle sentit son cœur reprendre peu à peu un rythme normal, alors que ses yeux s’étaient clos à nouveau. Il savait ce qui la calmait. Il n’y avait rien de mieux que ce geste rassurant, ou sa main qui caressait longuement son dos. Elle remarquait ses coups d’œil vers le ciel, et en cet instant, savait qu’il appréhendait ce nouvel orage qui planait au-dessus de leur tête, cet orage tout ce qu’il y a de plus naturel, qui rayerai le ciel de ses éclats blanchâtres, statiques. Elle ne parvenait pas à s’en inquiéter, elle qui les aimait, la lueur qu’il créait, l’atmosphère lourde et fraîche à la fois, et ce bruit tonitruant quand il explosait. Non, elle appréciait l’orage, le ciel et ses états d’âme, et la puissance qu’il laissait déferler sur elle, la soumettant et la rechargeant à la fois.

    BRADEAN - C'est si dur d'admettre que ça te remue en dedans, là, maintenant ?

    Elle avait relevé la tête encore une fois, celle-ci plus péniblement, pour laisser un sourire provocateur s’abattre sur ses lèvres. Ridicule carapace qu’elle se forgeait là, sous laquelle elle se plongeait sans cesse, qui faisait tout son charme pourtant, sûrement. Sa force mêlée à sa faiblesse. Elle le laissa terminer, lui rappelant qu’en plus d’être pitoyables, ils étaient masochistes, elle ne dit mot à ce propos, mais ne put s’empêcher de laisser un faible rire s’échapper, moins clair que le précédent, puis se reconcentra sur sa précédente question. Il l’avait ramenée à lui, lui faisant perdre les derniers moyens qu’elle avait péniblement rassemblés, et à présent, c’était son corps qui bouillonnait, menaçant. Qu’une question de temps.

    « Peut-être est-ce dur, oui. Mais même si ce n’était pas le cas, crois-tu que tu sauras suffisamment m’occuper l’esprit ? »

    Regard brûlant qu’elle portait sur lui, qu’elle ne savait alors retenir. Jouons, si tu réponds à mes provocations.

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A. Bradean Bergoff
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MessageSujet: Re: Je ne veux pas te voir ; retourne-toi.   Dim 1 Fév - 8:22

    Pourquoi est-ce que je répétais inlassablement les mêmes gestes, empreints d'une douceur et d'une tendresse à peine comparable. Tantôt Lillyann m'inspirait les sorts les plus terribles par son entêtement et ses répliques sèches et cassantes, pourtant me voilà à la bercer dans mes bras. Océan de contradiction, troublé par la violence de nos sentiments. Je ne suis pas près de passer par-dessus ce que j'ai vécu avec le petit bout de femme que je tiens contre moi, tandis que je la posais doucement contre ma poitrine. Je ne compte pas le faire, car j'en ai appris avec elle plus sur moi que pendant des années. J'aime avoir mal, ça me plait. C'est au moins ça de connu, maintenant. J'aime tourner le fer dans la plaie béante, comme m'offrir ce vague retour au source, bien que nos ébats furent plus tumultueux, passionnés et déchirants. Les instants de tendresse étaient rares, on en était avare, parce qu'on avait pas conscience de leur importance. Maintenant si, et pourtant, c'est dans le passé que je vivais pour enfouir ma main dans ses cheveux ainsi. Je le savais qu'elle fermerait les yeux, ou tout au moins les plisser au contact de ma main dans sa chevelure. Elle y était sensible. Je la connaissais bien. J'ai l'impression que sans avoir eu besoin de débattre, Lillyann et moi avions compris ce que l'on voulait. Du plaisir brut. Un désir ardent. Des rencontres violentes, et mouvementés. Rien que pour s'oublier, un instant, dans les bras de l'autre « Dis ce que tu voudras, Lilly. Je connais de toi ce que tu m'as laissé voir, et jusqu'à maintenant, c'est horrible... » en lui tirant la langue. Horriblement intriguant, et séduisant. Je dois l'avouer, même là, elle dans mes bras, dans la Foret Interdite, un chat dans la gorge. Un léger malaise, car mon corps répondait au sien comme il avait l'habitude de le faire. Lui n'avait pas conscience que ce ne devrait plus être le cas.

    « Alors on reste ensemble et c'est tout. Ça va passer ». Je resterai tant que tu le voudras bien, Lillyann O'Southern, ou jusque ce qu'une sauvage engueulade reprenne. Laissons nous pour le moment le temps de respirer et de profiter du moment présent. Ça arrive si rarement, de tels plaisirs. Relevant légèrement le menton pour l'accoter doucement contre le crâne de la têtue gryffonne, je remarquai qu'au-delà de l'endroit où nous nous trouvions, à l'abri des arbres, la pluie recommençait à tomber. L'Angleterre, fidèle à elle-même. Lilly et moi, fidèles à nous-même, toujours aussi bêtes et sadiques. Chaque rencontre nous fait du mal, car ni l'un ni l'autre ne parvient à tirer un trait. Peut-être faut-il en avoir envie, pour le faire ? Ce n'est peut-être pas mon cas, maintenant. Un jour, peut-être, mais pas maintenant. Pas aujourd'hui. Le pluie coulait à flot, le ciel grondait, la terre se gorgeait d'eau, et je la tenais dans mes bras, passant une main distraite dans son dos. Distraite, parce que je ne devais pas focusser sur elle. La châtaine m'en donna l'occasion en répondant à mes propos. À la fois en mots, et en gestes. Sourire provocateur, air mutin. Merde, j'étais foutu. J'avalai difficilement ma salive tandis que Lillyann cherchait le moyen de me coincer. J'en étais intimement persuadé « J'ai toujours eu l'impression d'être distrayant à tes yeux. Je me trompe ? » J'ignore ce que tu en dis, Lilly, mais on s'enfonce profondément, présentement, toi et moi...
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